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2011-11-14

Sexe à fleur de peau

J'ai retrouvé un texte de G. VINCENT que j'ai envie de vous faire partager. Hélas je n'ai pas gardé le nom et le numéro du magazine dont il est extrait.


La grande saignée routière qui creusait l'inextricable forêt tropicale aboutissait à une immense zone marécageuse. Les machines géantes avaient englouti sans distinction arbres centenaires, lianes et plantes connues ou inconnues, faisant fuir ou mourir toute une faune installée là depuis des millénaires. La maladie rôdait dans cette région spongieuse, recouverte d'une brume qui s'effilo­chait au contact d'arbres aux branches tombantes et pourrissantes. Mario, conducteur d'un gros bulldo­zer, sentit les premiers signes de la fièvre, sueur et frissons. Sa gorge l'irritait et il avait une soif intense. Il descendit chancelant de son engin. Il lui fallait boire, retrouver pour cela la cantine ambulante et sa réserve d'eau filtrée pour y remplir à nouveau son bidon. Malheureusement dans le bruit, la poussière et cette fournaise moite, personne ne l'avait vu marcher en zig-zag parmi les déchets d'une végétation assassinée. Et quand il s'évanouit, personne ne remarqua rien. Il était le premier homme blanc à s'affaler sur cette terre ingrate par­mi les insectes, araignées et serpents. A deux pas de son bulldozer, il était déjà dans un autre monde, un monde jusqu'ici totalement inexploré, un monde végétal et humide, dense et glouton. Un monde qui le couvrit, le kidnappa avant qu'il ait eu le temps de reprendre conscience.


Il ouvrit les yeux sous un abri fait de feuilles géantes, mais cela il ne le distingua pas tout de suite car tout se confon­dait dans l'incroyable enchevêtre­ment de ce monde botanique. Il mit du temps à se rendre compte qu'il ne se trouvait plus à proximité du chan­tier et de ces terres marécageuses aux remugles pestilentiels. Il reprenait petit à petit conscience, essayant de rassembler des bribes de mémoire, les morceaux éparpillés qui consti­tuaient son Moi. Tout à coup, il eut le sentiment d'une présence. Des yeux le fixaient, des yeux étincelant dans le flou de la végétation. Son regard se porta sur l'alentour. Le mouvement de sa tête produisit un bruissement derrière le feuillage et les yeux dispa­rurent. Avait-il des hallucinations? Au-delà de l'abri où il se trouvait s'ouvrait une clairière où s’épanouis­saient d'étranges orchidées géantes aux couleurs douces et charnelles. Tout tournait dans sa tête et Mario pensait que la fièvre le faisait déli­rer ... et pourtant de fièvre il n'en était plus question. Elle était tombée com­me par magie. Doucement il com­mençait à se familiariser avec son étrange environnement et il lui fallu bien se rendre à l'évidence : l'abri sous lequel il était allongé était "construit", donc l'oeuvre d'êtres humains. Etonnant que ses compa­gnons de travail l'aient couché là, loin de tout, dans cette espèce de hutte de fortune alors que de confor­tables mobil-homes suivaient le chan­tier. Dans la semi pénombre de cette voûte végétale, il distingua une cale­basse d'eau posée à ses côtés ainsi qu'une large feuille servant de plat à d'étranges aliments ainsi qu'à quelques fruits. Cela n'avait rien à voir avec le monde de technologie d'où il venait et ses objets standardi­sés et fonctionnels. Pourtant, non, il ne rêvait pas ... tout cela était palpable et existait bel et bien. Où donc se trouvait-il? Avait-il été enlevé par une de ces tribus d'indiens que les progrès du chantier reléguaient dans des coins de plus en plus reculés de la forêt, réduisant leur espace vital et les condamnant ainsi à la disparition, soit en les décimant par la faim et la maladie, soit en les amalgamant à "la" civilisation dans un sous-proléta­riat misérable, débilitant et voué à l'alcool? Peut-être même se trouvait­-il au milieu de cannibales, de ceux dont ils parlaient, parfois, ses col­lègues et lui, pour se donner le grand frisson, cannibales qui faisaient partie de leurs fantasmes mais dont il ne savait même pas s'ils existaient réel­lement. C'est alors que la silhouette d'un enfant s'inscrivit à contre-jour sur le côté droit de son vétuste caba­non. Il s'avançait timidement, visi­blement titillé par une curiosité plus forte que ses peurs. Mario leva doucement la main pour lui faire un signe d'amitié. Le gamin recula d'un pas. Mario se mit alors à lui parler d'une voix douce pour l'amadouer. Mais le môme restait pétrifié dans son coin. Deux ou trois autres tenta­tives ayant échoué tout aussi lamen­tablement, il préféra abandonner et attendre que l'enfant fasse son approche comme bon lui semble. C'était un peu gênant de se sentir ainsi observé, mais cela avait aussi un côté rassurant. Pour étancher sa soif il essaya de prendre la calebasse d'eau et de la porter à ses lèvres. Mais il était encore bien faible, ses mains tremblaient et il versa la moitié du contenu sur le sol. C'est alors que le gamin s'avança prudemment, s'agenouilla et lui tendit le réci­pient ... Mario resta bouche ouverte sans pouvoir ingurgiter la moindre goutte de liquide. En effet, l'enfant était comme couvert de feuilles végé­tales, ou plus exactement sa peau était comme imprimée d'une multitu­de de nervures identiques à celles qui parcourent le limbe des feuilles. C’était étrange, à la fois beau et effrayant. Poussé par la curiosité il posa la main sur l'épiderme verdâtre de cet être merveilleux. Le contact était identique à celui de ces plantes au feuillage duveteux avec, en même temps, chez cet être époustouflant, une sensation de chaleur, celle de la vie. Encore une fois il se demanda s'il ne délirait pas. L'enfant tenait toujours la calebasse et il finit par y tremper ses lèvres sans le quitter un seul instant des yeux. Tout entier accaparé par son observation de cet extraordinaire petit sauvage, il ne fit pas attention au fait que d'autres êtres s'étaient également approchés, d'autres êtres à la peau étrange, adultes ceux-là. Quand il prit conscience de leur présence, son coeur se mit à battre à tout rompre, de peur autant que de surprise et d'éton­nement. C'étaient tous des hommes végétaux, des hommes plantes aux couleurs variées, car certains sem­blaient avoir la peau faite de pétales de fleurs aux nuances de couleurs les plus variées. Il s'appuya avec difficulté sur ses coudes pour essayer de faire face à ce qui lui semblait être un nouveau danger. Mais cet effort fut trop violent et il s'affaissa lamenta­blement. C'est alors qu'un de ces sauvages s'approcha et lui posa la main sur le front en signe d’apaise­ment et de paix. Il prit une coupe fai­te d'une feuille recourbée et lui fit boire une étrange macération de plantes. C'était certainement là la médecine qui avait fait tomber sa fièvre. Visiblement il se trouvait au sein d'un peuple doux et pacifique, des êtres différents mais qui finale­ment, après un moment d'étonne­ment, ne faisaient naître en lui aucune répulsion malgré la singularité de leur épiderme. Et d'ailleurs il pensait qu'il y avait certainement un étrange artifi­ce pour expliquer cette bizarrerie car en aucun cas il ne pouvait encore imaginer que cette peau leur fut natu­relle. Lorsqu'il fut un peu remis de ses émotions, il eut une autre surpri­se. Un homme lui parlait dans sa langue, en écorchant évidemment vocabulaire et syntaxe, mais en res­tant tout de même parfaitement com­préhensible. Et Mario apprit ainsi que depuis plusieurs mois le chantier était discrètement surveillé et que parmi tous ces étranges espions il y en avait un que la nature avait pourvu du don des langues. A force de les épier il avait fini par assimiler des rudiments du langage utilisé par ces stupides intrus venus détruire le monde préser­vé qui de tous temps avait abrité sa tribu. C'est grâce aux soins vigilants de ces hommes plantes que Mario était guéri de sa fièvre. Ils l'avaient secouru bien qu'il ait fait partie de cette armée d'envahisseurs mal­veillants à la peau si laide, blanche ou cuivrée, une nature de peau qui leur était inconnue et qui leur paraissait presque répugnante. Ainsi, deux mondes partaient à la découverte l'un de l'autre puisque les circonstances les avaient contraints à cette rencontre. La tribu d'humains-végétaux avait déjà eu le temps de s'habituer en observant jour après jour le travail routier et en soignant Mario, mais ce dernier allait de surprise en surprise. D'abord il apprit que ces hommes naissaient tous avec cette peau parti­culière. Point d'artifice ... Puis, les interrogeant sur le fait qu'il n'y ait pas de femmes, il remarqua qu'ils ne comprenaient même pas sa question. Ce ne semblait pas être une lacune de vocabulaire, le concept même de "femme" leur était apparemment inconnu. Leur demandant alors com­ment ils venaient au monde, ils lui montrèrent en riant les orchidées géantes. Il crut avoir été mal compris ou s'être mépris sur le sens de la réponse. Mais non, après maintes explications il dut se rendre à l'évi­dence : ces hommes étranges préten­daient bel et bien venir au monde dans des orchidées. Etait-ce une légende enfantine comme les nôtres à propos de roses ou de choux? Mario s'était maintenant rétabli depuis plu­sieurs jours. On le nourrissait de nec­tar de plantes, de pollen, de pâtés végétaux et d'eau et il se portait à merveille. Puis son ami interprète, à la beauté troublante malgré sa peau végétale lui expliqua la vie de la tri­bu. Par un étrange phénomène d'adaptation à un milieu très hostile, ces hommes étaient en partie retour­nés à la plante après des millénaires d'adaptation. L'acte sexuel n'était pas lié à une quelconque notion de honte aussi son compagnon montra-t-­il à Mario comment ils fertilisaient les orchidées. Ces fleurs de couleur charnelle et parcourues sur leur sur­face de fins vaisseaux portaient à leur base un orifice semblable à une vulve humaine. C'est à ce niveau que les hommes de la tribu introduisaient leur pénis et envoyaient leur semen­ce. La gestation se faisait au sein du calice de cette fleur merveilleuse, laquelle se nourrissait en parasitant une variété spéciale d'arbre dont la sève avait les vertus du sang humain et contenait tous les éléments nutri­tifs nécessaires. Au bout de neuf mois l'enfant-plante venait au monde et l'orchidée se fanait. Le bébé était ensuite allaité grâce à des rainures faites dans l'écorce de l'arbre d'où s'écoulait un lait nourricier. Il était élevé par la tribu entière. Mario comprit aussi que ces hommes se don­naient entre eux la tendresse et le plaisir charnel que ne pouvaient leur offrir les fleurs maternelles. Et parmi ces êtres il y en avait de deux sortes: certains étaient des hommes-plantes, la peau de la nature de la feuille, et d'autres des hommes-fleurs, la peau de la nature du pétale, plus rares et recevant considération et hommage de la part de leurs compagnons. Ces hommes-fleurs étaient en quelque sorte de lignée noble, des seigneurs. La coutume voulait aussi qu'à l'âge de la puberté, assez tardif semblait-il chez ces êtres particuliers, les adoles­cents soient isolés dans un coin sacré de la forêt pour y être initiés. Seuls les hommes-fleurs partageaient leur refuge secret. Et les adolescents ne devenaient "hommes" qu'après s'être offerts à tous ces "seigneurs" dont la semence les virilisait. Outre ses cou­tumes, et la particularité de sa peau et de son mode de reproduction, ce qui caractérisait ce peuple c'était l'extrê­me beauté et la perpétuelle jeunesse apparente de ses membres. Des insectes venaient butiner les hommes-fleurs et tous les hommes de la tribu se nourrissaient de leur miel. Ils se pompaient également le sper­me, les uns les autres, selon leur bon plaisir et pour se nourrir, et rece­vaient celui des seigneurs à inter­valles fixes. Ils faisaient l'amour entre eux, se pénétrant allègrement, en couple ou en groupe, mais si un "seigneur" pouvait enculer n'importe qui, il ne pouvait, lui, s'offrir qu'à un autre "seigneur" sous peine d'être souillé. La semence des hommes­-fleurs avait en effet de nobles vertus régénératrices que n'avait pas celle des simples hommes-plantes. Accou­tumé maintenant à l'inhabituel aspect de leur peau, Mario se sentait de plus en plus fasciné par la beauté de tous ces hommes et par la douceur et la simplicité de leurs rapports. Il finis­sait par se sentir isolé et un trouble désir envahissait doucement ses sens. Il aurait aimé pouvoir se mêler à eux. Lui, le macho sans concession, père de deux charmants bambins, deux petits mâles turbulents dont il rêvait de faire de beaux mecs virils et spor­tifs, à son image, lui le zélé propa­gandiste des supposées vertus de la virilité triomphante, voilà qu'il se sentait attiré par ces hommes poétiques!


Il retrouvait progressivement sa vigueur et s'alimentait comme eux, mais cette nourriture n'assouvis­sait pas sa faim. Aussi, un jour osa-t­il proposer à son interprète de le pomper sous prétexte de faire un repas complet à la manière de la tri­bu. L'homme-végétal acquiesça et se laissa faire. D'avoir un sexe d'hom­me entre les lèvres fut une magni­fique révélation pour Mario et de sen­tir ce sexe grossir au contact de son palais lui procurait une jouissance nouvelle. Instinctivement il se mit à caresser les fesses, les couilles, les jambes, le ventre et le torse de son partenaire, puis il se mit à le lécher et à se branler. Quant il sentit que l'indien était prêt à jouir, il reprit le pénis à pleine bouche et reçut au fond de sa gorge une pleine giclée d'un sperme au goût de miel. Cela calma sa faim mais pas son appétit de sexe. Aussi, pour le calmer, le bel interprè­te se mit à son tour à le sucer et à le caresser. Mais bien vite il fit la gri­mace car le sperme que Mario lui donna à avaler ne ressemblait en rien au nectar auquel il était habitué. II était d'une qualité gustative bien médiocre, sans parler de sa valeur nutritive peu satisfaisante. Mais la peau de l’homme blanc était douce et le corps magnifique, et ceci compen­sait cela. Si le sperme de Mario ne flattait pas les papilles gustatives, peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait pas été initié, pensa l'interprè­te. Il s'en ouvrit aux sages de la tribu. Tous convinrent qu'un régime ali­mentaire approprié et une retraite de quelque temps avec les hommes-­fleurs devrait assurément améliorer les choses. Et la proposition fut faite au charmant ouvrier d'être initié dans le secret de la forêt. Il fut tout d'abord étonné et scandalisé de l'audace de ses interlocuteurs. Com­ment! … lui, se faire enculer! C'est pas parce qu'il avait sucé un mec qu'il fallait maintenant le prendre pour une tantouze! Mais, bien sûr, eux ne com­prennent rien … ils sont tellement habi­tués à s'envoyer en l'air qu'ils ne se rendent même pas compte que leur suggestion peut choquer un homme normal, un vrai mec ... cette bande de pédés, tous des pervers! Comment ont-ils osé ... Et il leur fit la gueule tout le reste de la journée, évitant même de partager leur repas du soir. Pourtant, le lendemain il se sentit à nouveau tenaillé par la faim ... et le désir. Et il pompa un sexe, puis deux, puis trois ... normal, il devait regagner des forces et donc se nourrir normale­ment. Mais l'indien aux caresses duquel il s'offrit, électrisé, s'essuya lui aussi avec dégoût après l'avoir sucé et avalé sa semence. L'interprète fut chargé de lui dire que décidément son sperme était infect et qu'il conve­nait d'y remédier au risque de se voir obligé de prendre ses repas tout seul. Mario, vexé, mangea seul durant deux jours. Mais le désir se faisait de plus en plus fort, et la masturbation lui paraissait un bien pâle palliatif alors que les autres faisaient l'amour à longueur de temps. Le troisième jour, n'en pouvant plus, il les rejoi­gnit pour dîner. II pompa jusqu'à satiété. Mais devant le peu d'empres­sement des autres à lui rendre la pareille alors qu'il avait le corps en feu, il dû reconnaître qu'il fallait trouver une solution à son problème de sperme. Quelqu'un se dévoua tout de même pour le sucer, un autre lui léchait pendant ce temps le corps, le caressait, lui palpait les couilles, mais quand il déchargea, son pom­peur avait déjà retiré sa bouche et le sperme s'abattit en longues giclées sur son ventre. Etait-il donc si écœu­rant? Bon, puisqu'ils le voulaient, il se soumettrait à leur fameuse initia­tion pour ne plus être ainsi un objet de répulsion! … car il savait au fond de lui même qu'il ne pouvait plus sup­porter d'être écarté de leurs ébats.


Le jour suivant une brève cérémonie fut donc organisée. II fut paré des plus belles fleurs de la forêt et entouré de tous les membres de la tribu qui d'abord formèrent de petits groupes qui le recouvrirent alternativement de leurs corps nus, formant ainsi de douillets et sombres utérus protec­teurs. Puis il fut materné comme un bébé, pris dans les bras des uns et des autres, caressé, cajolé ... et nourri de sperme laiteux qu'il tétait au pénis de ses parents adoptifs. Après cela, il fut pris en charge par les magnifiques hommes-fleurs qui, au son de chants mélodieux le conduisirent dans la forêt. Arrivés dans une clairière iso­lée et garnie de plantes étranges autant que merveilleuses, ils l'invitè­rent à les suivre dans une caverne. Là, grâce à un puits de lumière percé dans la voûte de cette antre douillet­te, il vit un homme de toute beauté auquel les autres rendaient hommage. C'était aussi un homme-fleur, mais d'une variété encore plus splendide que les autres. Visiblement il s'agissait là de leur roi, un roi dont il apprendrait plus tard qu'il était nourri uniquement de la gelée royale pro­duite par une étrange variété d'abeilles qui butinaient exclusive­ment les hommes de la tribu. Cet être souverain l'accueillit avec affabilité, mais sans son interprète Mario ne put le comprendre. On lui fit prendre un breuvage à base de plantes qui le décontracta et le fit pénétrer dans un monde de volupté. Puis, accompagné de la douce mélodie des chants tradi­tionnels à cette tribu, le roi s'appro­cha de lui et s'allongea sur un nid de mousse en l'invitant à prendre place à ses côtés. Ils étaient nus et le chef prit l'initiative des caresses. Il agissait si savamment de ses mains et de ses lèvres, il parcourait avec une telle science tous les recoins, même les plus intimes, de ce corps offert, que Mario, sous l'effet de cet intense plai­sir, perdait rapidement ses dernières inhibitions. Il ressentait le désir de se donner, de s'offrir entièrement, de s'ouvrir comme une fleur pour rece­voir le dard magistral du roi butineur. Quand ce dernier ressentit chez son partenaire l'envie d'être comblé au plus profond de ses entrailles, il le pénétra avec douceur. Mario était tel­lement excité qu'il ne ressentit même pas de douleur. Au contraire, les mouvements de va-et-vient de son partenaire le mirent dans un état d'extase totale. Chaque coup de rein de son maître était source d'un plaisir accru. Bien vite, chaque fibre de son corps ne fut plus que jouissance. Il atteint l'orgasme dans un soulève­ment de tout son corps empalé sur le pieu de l'homme-fleur. Celui-ci jouit à son tour dans l'anus de son élève qui connut ainsi le comble de l'émerveillement. Puis un "seigneur" ayant assisté à la séance vint lui offrir son pénis en érection pour qu'il se délecte du nectar ayant mûri dans ses couilles et qu'il récupère bien vite ses forces. Et ainsi, chaque jour, devant l'assemblée des "seigneurs" réunis autour de leur chef, Mario recevait l'hommage anal d'un de ses compa­gnons. Il n'était nourri que de miel, pollen, décoctions diverses, et aussi de cette semence venant du plus profond des entrailles de ces hommes-fleurs, ambroisie délectable seule digne de cette réunion de dieux sublimes. Son cul devenait le lieu de plaisirs insoupçonnés, ses entrailles brûlaient de désir et il se sentait transformé à chaque assaut d'un de ses initiateurs. Quand tous les "seigneurs" lui furent passés un à un, et jour après jour, sur le corps, quand leur sperme eut nourri sa bouche et son cul, il y eut une der­nière séance, dionysiaque ... une orgie de corps superbes, de sexes gran­dioses, de culs musclés et accueillants. Mario fut pénétré, péné­tra, fut pompé, pompa, fut caressé, caressa, fut léché, lécha, fut dévoré, dévora. Et après cette incroyable gymnastique, tous récupérèrent leurs forces à la source royale, ce sexe du chef érigé comme un monument magnifique à la gloire de la virilité et de la beauté. Après une dernière nuit en ce lieu voué à ces rites divins, après cette révélation des sens, après cette initiation aux mystères de la vie, béat de bonheur, il suivit ses maîtres pour rejoindre le reste de la tribu, heureux aussi de sentir qu'enfin il appartenait à ce peuple malgré sa différence de peau, heu­reux enfin de savoir que son sperme avait maintenant le parfum des fleurs et le goût délicieux de ce même nec­tar qu'une alchimie savante produi­sait dans le secret des couilles de ses compagnons. Son retour auprès des hommes plantes fut une fête et bien vite chacun voulut le pomper pour vérifier que la métamorphose s'était bien produite et avait pleinement réussi. Et jamais il ne comprit aussi bien son interprète que lorsque celui-ci le pénétra. Le parfum de ce monde botanique l'envoûtait. Tout son être vibrait. Tout n'était qu'orgasme. Il fut pris de soubresauts d'intense volup­té ...


C'est alors que la main moite d'une infirmière le maintint forte­ment plaqué dans son lit mouillé de sueur. Doucement il sortait de son délire et il était pris de mouvements convulsifs. Sa femme était à son che­vet mais son esprit encore embrouillé ne lui permettait pas de la recon­naître. Un énorme bouquet aux fleurs à l'odeur suave trônait à côté du lit. Mais de cela non plus il n'avait pas conscience. Il était encore dans un épais brouillard. Son épouse, inquiè­te, jeta un regard anxieux vers I'infir­mière. Enfin il avait l'air de sortir de son délire. Etait-ce la fin de ce cau­chemar, de cette attente angoissante ? Depuis qu'un de ses compagnons de travail l'avait retrouvé à proximité du chantier, alors que toute l'équipe le cherchait après que sa disparition ait été signalée, Mario n'avait pas ouvert les yeux. Il restait dans un semi coma agité. Et il disait des choses incon­grues, ou bien semblait téter avec avi­dité un biberon imaginaire. Il hurlait qu'il voulait être pompé ... du moins c'est ce qu'on croyait comprendre. Maintenant il émergeait lentement de son état d'inconscience et reprenait petit à petit contact avec la vie. Et il murmurait à sa compagne qu'il ne reconnaissait pas: "Bel homme-fleur, prends mon sexe, suce-moi, nourris ­toi à ma source ... Mon sperme est comme le miel, goûtes-y ... et ensuite encule-moi et fais de moi un être à ton image ... Le parfum enivrant des fleurs mêlé à celui de ton haleine me met les sens en feu ... je t'aime". Son épouse crut défaillir car tout à coup toutes les phrases incohérentes qu'il avait murmurées durant son délire pre­naient un sens. Son mari avait des fantasmes homosexuels, lui le macho auquel elle se sentait soumise! Ah le salaud! Mais non, tout ça c'est dû à la fièvre, dès qu'il sera rétabli il rede­viendra comme avant, son homme à elle, beau, viril, sûr de lui ... pas une tante! Quant Mario sortit de l'hôpital, sa femme se montra d'une prévenance extrême. Elle prenait bien soin de son allure, s'habillait avec goût et sortait de sa garde-robe tout ce qu'elle avait de plus sexy. Mais Mario ne semblait pas empressé de lui faire l'amour. Certainement qu'il lui fallait encore se remettre de sa maladie. Elle patienta donc. Mais, même après que sa convalescence ait pris fin il ne se montra pas très per­formant au lit. Il ne semblait plus la désirer. Aussi un soir employa-t-elle les grands moyens. Profitant de ce qu'il soit allongé nu sur le lit dans la chaleur de la nuit, elle s'approcha de lui et lui fit un savant massage. Puis elle l'embrassa, le lécha, prit son sexe entre ses lèvres, puis les couilles et lui prouva toute sa science de l'amour. Il finit par prendre du plaisir et par bander. Alors elle pompa, pompa, pompa tant et si bien qu'il lui éjacula dans la bouche. Et elle se délecta de ce sperme qui envahit son palais, car chose étrange il avait le goût du miel, un miel rare, subtile. Mais quand elle remarqua que Mario, encore dans l'extase du plaisir amou­reux, tenait contre son nez une fleur hâtivement arrachée du bouquet posé sur la table de chevet, elle fondit en larmes.

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